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        4.2.  NÉCESSITÉ  D'UNE   NOUVELLE  POLITIQUE  ET  D'UN  CADRE   INSTITUTIONNEL
      La libération totale des échanges à l'échelle mondiale, objectif affirmé de l'OMC, doit être considérée à la fois comme irréalisable, comme nuisible et comme non souhaitable. C'est une gigantesque et tragique mystification. La réalité est que la Mondialisation est la cause majeure du chômage massif et des inégalités qui n'ont cessé de se développer. L'application de la nouvelle doctrine s'accompagne en outre du développement de gigantesques bulles financières aggravées par l'instabilité potentielle du système financier et monétaire mondial.
      La libération des échanges n'est possible, n'est avantageuse, n'est souhaitable que dans le cadre d'ensembles régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable, chaque association régionale se protégeant raisonnablement vis-à-vis des autres.
      Il nous faut repenser complètement notre politique sociale et les moyens de concilier éthique et efficacité. Il nous faut réviser radicalement la politique commerciale de l'Organisation de Bruxelles en la fondant sur la préférence communautaire, c'est à dire sur une protection raisonnable du grand marché communautaire. Il nous faut mettre fin au système des changes flottants et réguler le système monétaire international. Il nous faut réduire la population active étrangère extra-communautaire et remédier à une immigration démesurée.
      Ce qui précède fait apparaître l'immense fossé qui sépare une analyse rationnelle de la situation et les mythologies des "vérités" établies. Il n'y a pas d'autre explication au fait que toutes les politiques mises en oeuvre depuis 25 ans aient échoué. Et on peut prédire en toute certitude que la poursuite de la politique actuelle conduira à la destruction de notre économie et à la destruction de la société française. Comme disait autrefois Jacques Rueff : Ce qui doit arriver, arrive.
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